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Le jeûne prolongé, que se passe-t-il dans notre organisme ?

Le jeûne prolongé, que se passe-t-il dans notre organisme ?

 

 

Il existe plusieurs jeûnes :

  • Le jeûne physiologique (durant la nuit)
  • Le jeûne de courte durée (< 2 jours)
  • Le jeûne prolongé (> 2 jours)

 

Nous allons parler du jeûne prolongé afin de savoir ce qu’il se passe dans l’organisme.

Le décès chez une personne qui cesse de se nourrir (tout en gardant un apport hydrique) arrive entre 70-80 jours. Attention sans apport hydrique vous ne pourrez espérer vivre plus de 3 jours.

 

  1. Réserves de l’organisme et utilisation
  • Les réserves

 

  • Les lipides sous forme de triglycérides dans les tissus adipeux,
  • Le glucose sous forme de glycogène, 1/3 hépatique et 2/3 musculaire,
  • Les protéines au niveau musculaire.

 

  • Utilisations
  • Durant les 10 premiers jours, le glycogènehépatique redonne du glucose pour l’ensemble de l’organisme et le glycogène musculaire redonne du glucose pour les muscles exclusivement.
  • Puis le corps s’attaque aux les lipides = réserve indirect libèrent :

    • Des acides gras qui sont source d’énergie pour le cœur, le foie, les muscles lisses,
    • Des cors cétoniques qui peuvent remplacer le rôle du glucose.
  • Dans les derniers jours, le corps puisent dans les protéines du muscles = réserve indirect donne des acides aminés qui donne du glucose. C’est ce qui s’appelle la néoglucogenèse.

 

  1. La mobilisation lors du jeûne

    • Jeûne de courte durée

      • Modification hormonale et conséquences

Il y a une hypoglycémie détectée par les glucorécepteurs au niveau du pancréas et du SNC

Deux réponses au niveau du pancréas : Si baisse du glucose il y a libération de glucagon et diminution de l’insuline.

Au bout d’une semaine, baisse de l’insuline pour atteindre 50% de sa valeur basale. En même temps le glucagon double = Glucagon action importante sur le foie = Glycogénolyse hépatique. Ce mécanisme permet de maintenir une glycémie à 0,65g/l même si basse.

 

Autres hormones : GH rôle anti-insulinique

Adrénaline rôle ++ lypolyse

Cortisol rôle ++ protéolyse

Glucagon+ cortisol + néoglucogenèse

  • Augmentation production glucose

Libération glycogène hépatique, mai stock limité. Néoglucogenèse qui synthétise glucose au niveau hépatique, soit grpace à la lipolyse qui libère glycérol = Glucose, soit acides aminés (alanine) = Glucose.

 

Deux choses permettent au foie de synthétiser le glucose = concentration substrat qui arrive dans le foie (alanine et glycérol). Le glucose synthétisé est utilisé préférentiellement par les cellules gluco-dépendantes (cellules nerveuses et globules rouges)

 

  • Diminution utilisation glucose

Au niveau des tissus insulinodépendant :

  • Muscles, cœur, tissus adipeux : baisse entrée glucose utilisation des acides gras + corps cétoniques pour synthétiser énergie.
  • Foie : arrivée ++ corps cétonique due à la glycolyse.

    • Acidose

 

  • Deuxième phase

Glycogène épuisé è protéolyse ++ + cétogenèse.

  • Néoglucogenèse rénale

Synthèse de glucose à partir de glutamine ou d’autres acides aminés. A bout d’une semaine, la néoglucogenèse rénal = hépatique. Il y a synthèse d’ammoniaque qui est éliminée dans les urines par association à  H+ è Baisse de l’acidose. C’est cette acidose qui stimule la néoglucogenèse rénale

  • Epargne protéique

Permet la diminution de la fonte musculaire. Pour diminuer l’utilisation des protéines, il faut diminuer la consommation en glucose. Les cellules nerveuses vont être capables de se nourrir de corps cétoniques.

 

  • Phase terminale

Quand il n’y a plus de réserve lipidique : protéolyse et mort

Le jeûne et la pratique sportive, est-ce compatible ?

Le jeûne et a pratique sportive, est-ce compatible ?

Non surtout pas ! En voici les raisons


1- Un risque de déshydratation aiguë ou chronique.

L’entrainement provoque une perte hydrique corporelle mal compensée à l’effort malgré un apport d’eau optimal. Ne pas boire, et ne pas avoir d’apport en fruits et légumes (aliments riches en eau) entraîne donc le sportif à un état de déshydratation aiguë. Elle devient vite chronique en raison de la durée du jeun.
Quelque soit la durée du jeun un manque d’apport hydrique engendre une baisse inéluctable de la performance et une prédisposition aux douleurs musculaires et tendineuses, à savoir les contractures, tendinites…

 

2- Un risque de fonte musculaire.

Le déficit énergétique généré par le jeun engendre partiellement une dégradation protéique. Le muscle devient alors le substrat énergétique, une contradiction évidente en vue de performance sportive. La vitesse de renouvellement des protéines est sensible aux variations des apports protéiques, de ce fait elle diminue.
Les vitamines B6, B12, C et E qui interfèrent dans la synthèse des protéines ne jouent plus leurs rôles efficacement.

 

3- Des risques de blessures accrues.

Le manque d’apport nutritif lorsque l’on pratique le jeun engendre des déficits en vitamines, minéraux et nutriments, ce qui constitue inévitablement un obstacle à la performance pendant cette période. Le mieux pour pratiquer le jeun est de le faire au début du printemps, et pour les sportifs sur une période de repos.
Enlever progressivement chaque famille d'aliments jusqu'à atteindre le vrai jeun, qui durera trois à cinq jours. Ensuite réintroduire progressivement les aliments

 

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